L’huile de coco : à éviter ou à consommer?

Journée mondiale des pâtes : faites des pâtes comme en Italie grâce à ces conseils
septembre 25, 2020
10 recettes de sandwich au poulet
septembre 25, 2020

Les gras saturés sont déjà bien connus chez les consommateurs et malheureusement, ceux-ci ont une tendance à les mettre tous dans le même panier. C’est pourquoi chaque jour que j’incorpore une cuillère à soupe d’huile de coco dans une recette lors d’une démonstration, l’horreur et la honte apparaît sur le visage des étudiants. C’est compréhensible, alors que la coco était dans les formulations pour bébé et la plupart des produits manufacturés jusque dans les années 80, sa réputation fut pulvérisée lors de l’arrivée des huiles végétales comme le soya et le canola. Tout d’un coup, l’huile de coco est devenue synonyme de maladies du cœur et nous pouvions l’entendre sur toutes les chaines de télévisions et dans les magazines. En quelques années, toutes les entreprises alimentaires et les restaurants utilisant des huiles tropicales les substituèrent pour l’huile de soya et des huiles végétales hydrogénées. Malheureusement, le résultat fut d’obtenir autant de gras saturé de sources hydrogénées mais beaucoup plus dur à assimiler dû à la longueur des chaînes d’acides gras en plus de créer davantage de radicaux libres en chauffant des huiles instables comme celles du soya, de mais ou de canola.

Les bienfaits de l’huile de coco.

Un docteur chercheur en endocrinologie affirme dans l’un de ses livres que lorsque consommée régulièrement, l’huile de coco baisse le taux de cholestérol à la normale en le transformant en prégnenolone, un précurseur hormonal jouant plusieurs rôles positifs sur la circulation sanguine de la peau, sur la mémoire et sur le système nerveux. La noix de coco contient plusieurs acides comme l’acide l’aurique, et l’acide caprylique, connus pour leur effet antiviral et antimicrobien. Grâce à son haut degré de saturation, l’huile de coco sera la championne pour conserver ses propriétés même à haute température. Il vous est donc recommandé de l’utiliser au lieu des huiles végétales pour faire cuire des aliments, réduisant ainsi votre apport de radicaux libres. Bien que plusieurs affirment que l’huile de coco assèche la peau, je connais des centaines de personnes qui l’utilisent quotidiennement ou après une exposition au soleil et ceux-ci possèdent un teint éclatant et une peau non pas d’apparence saine mais vraiment saine. Certaines personnes massent leurs gencives avec cette huile pour tuer les bactéries et prévenir le déchaussement. L’eau de coco, contenue dans les jeunes noix de coco de plus en plus disponibles sur le marché, est presque identique au plasma sanguin contenu dans le sang humain. Considéré comme l’une des meilleures sources en électrolytes sur le marché, ce n’est pas pour rien que l’on peut l’apercevoir de plus en plus sur les tablettes de supermarchés. Pour choisir une huile de coco de qualité, assurez-vous que le contenant soit en verre, que l’huile soit pressée à froid et que l’étiquette ne mentionne pas désodorisée. Une fois ouverte, vous pourrez la conserver jusqu’à 2 ans dans un endroit dépourvu de lumière et frais. Il n’est pas nécessaire de la conserver au frigo car son utilisation sera plus hardie. Des recherches sont en cours pour prouver ses effets sur le traitement de l’arthrite, la protection du foie pendant la chimiothérapie et pour le traitement et l’inversion de la maladie d’Alzheimer. Mais il n’y a toujours rien de concret pour faire une déclaration. Il a été prouvé que l’huile ou la graisse de coco est un excellent hydratant pour la peau et les cheveux, avec des effets antiseptiques et nourrissants.

Les raisons pour lesquelles il faut éviter l’huile de coco

L’huile de coco remporte un grand succès avec l’avènement des produits bio et auprès des fans de nutrition sportive. Mais, il semblerait que cette huile ne soit finalement pas si saine que ce qu’on a bien voulu nous dire. Des chercheurs américains ont en effet mené une étude qui tend à prouver que ses vertus pour la santé ne sont pas si grandes que ce que l’on croit. L’Association américaine de cardiologie a déclaré que cette huile serait pleine de graisses saturées, au même titre que l’huile de palme par exemple ou encore la graisse animale. Cela signifie donc qu’elle rejoint la liste des aliments gras à éviter. Des essais cliniques ont été menés et sept d’entre eux ont mené à une augmentation des niveaux de mauvais cholestérol, de manière significative dans six des cas. Ainsi, si la noix de coco a des vertus indéniables, notamment pour les cheveux secs et abîmés ou encore pour fabriquer des masques pour le visage, sa consommation serait à éviter. Selon l’Association américaine de cardiologie, il faudrait plutôt privilégier les huiles végétales mono-insaturées. Mais de quelles huiles s’agit-il exactement ? Entrent dans cette catégorie l’huile d’avocat, d’amande ou encore l’incontournable huile d’olive. Vous pouvez également consommer sans souci des huiles polyinsaturées. Il s’agit là de l’huile de tournesol, de noix et de pépins de raisin font partie de cette catégorie. Alors continuez à soigner votre peau et vos cheveux avec la coco, mais évitez de consommer son huile.

Il existe trois types d’huile de noix de coco : commerciale, vierge et extra vierge.

L’huile de noix de coco commerciale, qui est produite à partir de la pulpe de noix de coco séchée, est raffinée et désodorisée, a une couleur jaune, un goût légèrement salé et est pratiquement inodore. L’huile de coco vierge est obtenue à partir de la pulpe fraîche et mûre du fruit par des moyens mécaniques, avec ou sans utilisation de chaleur, mais sans raffinage chimique. L’huile de noix de coco extra vierge est obtenue par pression à froid et la température ne doit pas dépasser 39o C. C’est-à-dire que les huiles de noix de coco vierges et extra vierges sont produites en milieu aqueux sans utilisation de solvants, sont incolores et sentent la noix de coco. Mais le type extra vierge, parce qu’il n’est extrait qu’à froid, conserve toutes ses propriétés. Comme l’extraction de l’huile de coco extra vierge n’est pas très efficace en termes de rendement, l’intérêt commercial des grandes entreprises pour son extraction est faible. La production d’huile de noix de coco provient principalement de coopératives qui extraient le produit à la main, en employant plus de main-d’œuvre et en prenant un temps de production plus long, ce qui justifie en partie sa grande valeur sur le marché brésilien.

L’huile de coco : présente dans l’alimentation depuis des millénaires

Contrairement à ce que la plupart des gens pensent, l’huile de coco n’est pas un nouveau produit sur le marché. En Inde, par exemple, l’huile de noix de coco est utilisée depuis au moins 4 000 ans dans la médecine populaire en raison des propriétés antihémorragiques et antimicrobiennes qui lui sont attribuées. Aux États-Unis et ici au Brésil, l’huile de noix de coco était autrefois l’une des principales graisses utilisées dans la préparation des aliments, avec le saindoux et le beurre, jusqu’au milieu du 20e siècle, lorsque l’industrie a commencé à produire des huiles végétales raffinées. Pour vous donner une idée, la noix de coco d’Asie du Sud-Est a été introduite au Brésil en 1553. Actuellement, les plus grands producteurs sont situés dans le nord-est du pays, où l’usine s’est très bien adaptée. Les principaux producteurs mondiaux d’huile de noix de coco sont les Philippines, suivies de l’Indonésie et de l’Inde, qui exportent la majeure partie de leur production vers les États-Unis et l’Union européenne. Le Brésil a une production relativement faible mais croissante.

Composition chimique de l’huile de noix de coco

L’huile de coco extra vierge contient une grande quantité d’acides gras saturés (plus de 80%), mais elle contient également des acides gras insaturés. Les acides gras saturés présents dans l’huile de coco sont : caprique, caprylique, carpien, laurique, myristique, palmitique et stéarique ; et les insaturés sont oléique et linoléique. Cependant, il y a une prédominance de l’acide gras laurique, avec un total de 53 acides gras saturés. L’acide gras laurique est un acide gras à chaîne moyenne (AGCM). L’AGCM est rapidement absorbé dans l’intestin, contrairement aux acides gras à longue chaîne (AGL) présents dans les huiles végétales comme le soja, le maïs et le canola. Les AGCM sont transportés par la veine porte jusqu’au foie, où ils sont rapidement oxydés, générant ainsi de l’énergie. Contrairement aux AGCL, les AGCM n’ont pas tendance à être stockés dans le tissu adipeux. En plus des acides gras saturés, l’huile de noix de coco extraite à froid contient également des constituants qui ont une activité antioxydante fonctionnelle, tels que les composés phénoliques, la vitamine E et le bêta-carotène. Parmi les composés phénoliques, on trouve les acides gallique, vanillique, p-cumarinique et chlorogénique, l’épicatéchine et la catéchine. Cependant, lors de la production d’huile de noix de coco non extra vierge, sous l’action de la chaleur, ces antioxydants sont éliminés, la vitamine E est inactivée et les acides gras insaturés sont oxydés, ce qui réduit considérablement leurs bienfaits pour la santé. Bien que les caractéristiques chimiques de l’huile de noix de coco la rendent liquide à des températures ambiantes plus élevées, généralement supérieures à 25° C, elle a tendance à se solidifier à des températures plus basses.